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Salvador Dalí - 50 gravures des "Chants de Maldoror" A découvrir

19.01.2009 - 29.03.2009
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C’est en passant par hasard à Saint Germain des Près que je suis tombé, rue Jacob, en tournant distraitement mon regard vers une vitrine, sur une magnifique photo de Dalí arborant des lunettes-loupes excentriques, Salvador Dalí par Pierre Argillet, 1963. Aussitôt, ça m’a donné envie d’entrer dans la galerie Furstenberg où le surréaliste Dalí (1904-1989), dont on vient de célébrer le 23 janvier dernier les 20 ans de sa mort, est à la fête.

D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours été un grand admirateur de Dalí, tant en ce qui concerne l’œuvre que l’homme (à l’instar du dandy Wilde, « Avida Dollars » a fait de sa vie une œuvre d’art), aussi je ne rate pas une occasion de suivre tout événement le concernant. Ici, il s’agit de présenter l’intégralité des 50 gravures de Dalí, réalisées en 1934 et complétées en 1973, composant l’édition définitive des Chants de Maldoror, d’après le célèbre ouvrage de Lautréamont tant vénéré par les surréalistes du fait de son bouillonnement d’images fantastiques. Les prix vont de 2400 € pour une photo (« Dalí devant Guillaume Tell ») à 108 000 € pour le livre complet des Chants de Maldoror. Chez le comte de Lautréamont, « C’est un cauchemar qui tient la plume », et chez le divin Dalí, c’est un dessinateur hors pair qui la tient, afin non seulement de retranscrire fidèlement l’œuvre originelle (manifeste de révolte, à l’humour glacé, contre la condition humaine et Dieu), mais aussi d’y greffer ses propres obsessions, érotiques et morbides. On revisite le Mythe tragique de l’Angélus de Millet et on parcourt des dessins oniriques marqués par une précision académique maniaque.

Avec délectation, mais aussi avec une petite idée derrière la tête (on se souvient encore de l’affaire des vrais faux Dalí des 70’s !), on prend un vif plaisir à contempler, sur les cimaises de cette galerie, une série de gravures, signées et numérotées, qui a fort rarement été présentée au public - en France, il faut remonter à la rétrospective Dalí (Beaubourg, 1979) pour en avoir eu l’opportunité. De ce fait, la visite de cet espace vaut largement le détour, d’une part pour l’extraordinaire habileté graphique dalinienne, et d’autre part pour le très bon accueil. Un conseil, n’hésitez pas à converser avec Jean-Christophe Argillet, ce galeriste vous prendra alors par la main pour vous faire part de mille et une anecdotes autour de l’extravagant Dalí, le peintre le plus populaire du XXe s. après Picasso.

Lieu d'exposition

Galerie Furstenberg
8, rue Jacob
75006 Paris
Ile-de-France
France
Horaires : 10h-13h et 14h-18h
Tél : 01 43 25 89 58
 


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