Aller directement au contenu

Accueil > Le Journal des Arts > Les Unes > Le Journal des Arts - n° 272 > Tri sélectif

Art moderne

Tri sélectif

Le Journal des Arts - n° 272 - 4 janvier 2008

Agrandissement Diminution Envoyer à un ami ajouter aux Favoris Imprimer

L’art moderne se vend bien à Paris. Mais les auctioneers présentent des œuvres beaucoup moins importantes qu’à New York et Londres.

PARIS - Plus de 34 millions d’œuvres d’art impressionniste et moderne se sont vendus à Paris en dix jours, sous les marteaux de Christie’s, Sotheby’s, Tajan et Piasa. Cet excellent résultat a été enregistré avant la très attendue dispersion des dix tableaux et dessins de l’ancienne collection Lefèvre par Claude Aguttes à Drouot le 21 décembre, la seule vente parisienne à proposer quelques œuvres estimées plusieurs millions d’euros.
Réservant toujours les rares grosses pièces pour New York et Londres, Christie’s a ouvert le bal le 3 décembre avec un défilé d’une quinzaine de « petites » collections réunies en un seul catalogue. Non seulement le produit de vente de 14,2 millions d’euros a dépassé les prévisions hautes de 12 millions d’euros, mais la quasi-totalité des lots a trouvé preneur. Il s’agit du meilleur résultat obtenu par Christie’s en France dans cette spécialité. La collection Paul Rosenberg a suscité les plus grandes batailles d’enchères, notamment pour Composition (1930) signée Fernand Léger et adjugée 1,8 million d’euros, à plus du double de son estimation basse. La Danse à la campagne (1883), une étude très aboutie du célèbre tableau d’Auguste Renoir, s’est envolée à 838 650 euros (au double de son estimation basse) au profit d’un collectionneur américain, atteignant un record mondial pour un dessin de Renoir aux enchères. L’ensemble de cette collection de 37 lots a atteint à elle seule 5,7 millions d’euros. Notons, par ailleurs, dans la vente, de belles enchères pour Femme au fauteuil (1941), dessin signé Henri Matisse estimé 500 000 à 700 000 euros et emporté pour 816 250 euros par un marchand européen, et pour Nature morte à la théière noire (1941-1942), partie chez un collectionneur turc pour 760 250 euros, au double de son estimation basse.
Ce fut moins brillant le 11 décembre chez Tajan : seul 39 % des lots ont trouvé preneurs. La vente a totalisé 2,4 millions d’euros, la moitié escomptée. Malgré cela, la plupart des lots phares annoncés ont été bien vendus tels Grün (1931), tableau signé Wassily Kandinsky, acheté par un particulier européen pour 994 800 euros, au double de son estimation basse ; Vue de la Giudecca (1936) d’Albert Marquet qui a rejoint une collection européenne pour 495 547 euros, et Femme et Oiseaux dans la nuit (1979), dessin en couleur de Joan Miró qui a séduit un acheteur suisse pour 120 200 euros. Chez Sotheby’s le 13 décembre, le succès était au rendez-vous avec un produit final de 11,4 millions d’euros, soit le plus haut total jamais atteint pour une vente d’art impressionniste, moderne et surréaliste organisée par Sotheby’s en France. Un Matin au harem, dessin de Pablo Picasso, estimé 500 000 à 700 000 euros, est monté jusqu’à 1,55 million d’euros, devenant l’œuvre d’art sur papier d’après-guerre de l’artiste la plus chère jamais vendue aux enchères. Ce dessin acquis par un amateur américain a volé la vedette à Ergo (1947), belle huile sur toile de Francis Picabia, adjugée 1,3 million d’euros contre une estimation haute d’un million. La section art surréaliste s’est distinguée avec plusieurs belles enchères à commencer par Portrait de Juliet (1947) peint par Man Ray, provenant d’une collection américaine. Estimée 300 000 euros, cette peinture a atteint 491 450 euros grâce à un achat asiatique.
Le lendemain à Drouot, la maison de ventes Piasa a réalisé une belle performance avec plus de 6 millions d’euros. La plus haute enchère (la seule à dépasser la barre du million d’euros) revient à Femme endormie (vers 1928) de Pierre Bonnard, vendue 1,3 million d’euros, dans sa fourchette d’estimation. Le Buffet (1884), toile de Jean-Louis Forain, est partie à 528 040 euros, soit son estimation basse, mais néanmoins un record mondial pour une œuvre de l’artiste.

Malvoisin Armelle

CHRISTIE’S, 3 décembre - Expert : Anika Guntrum - Résultat : 14,2 millions d’euros - Nombre de lots vendus/invendus : 211/19 - Lots vendus :92 % TAJAN, 11 décembre - Expert : Bruno Jansem - Résultat : 2,4 millions d’euros - Nombre de lots vendus/invendus : 34/53 - Lots vendus : 39 % SOTHEBY’S, 13 décembre - Expert : Andrew Strauss - Résultat : 11,4 millions d’euros - Nombre de lots vendus/invendus : 115/38 - Lots vendus : 75 % PIASA, 14 décembre - Experts : Thierry Picard, Élisabeth Maréchaux-Laurentin et François Lorenceau - Résultat : 6,3 millions d’euros - Nombre de lots vendus/invendus : 151/42 - Lots vendus : 78 %

Du même auteur

941 articles ont été trouvés

 
Pages : 1 | 2 | 3 | 4 | 5
MOTEUR DE RECHERCHE
Retrouvez les archives du Journal des Arts depuis 2000

Tous les articles de plus de 3 mois sont consultables gratuitement
Revue :
Mots dans le titre :
Mots dans l'article :
Auteur :
Date de parution du :
au :
TOUTES LES EXPOSITIONS
PAR CRITERES

Titre
Du
Au
Ville
reset

PAR DATE
Ville

Inscrivez une ville
puis cliquez sur une date

Consultez gratuitement les archives de L'oeil et du JdAConsultez les archives sur artclair.comConsultez les archives du JdAConsultez les archives de L'oeil
DESSIN DE LA QUINZAINE
Plan du site | Flux RSS | Accesskey | Mentions Légales | © Artclair 2008 | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | S'abonner | Publicité