Aller directement au contenu

Accueil > L'Oeil > Archives > Au Bénin, le faste des puissants souverains...

Au Bénin, le faste des puissants souverains...

L'Oeil - n° 597 - Décembre 2007

Agrandissement Diminution Envoyer à un ami ajouter aux Favoris Imprimer

À la dissolution du royaume de Bénin, à la fin du XIXe, des milliers d’objets de la cour royale rejoignèrent les réserves des musées européens. Panorama de cet art fait de bronze et d’ivoire...

C’ est un éclairage nouveau sur l’art africain qui se fait jour dans l’exposition « Bénin, cinq siècles d’art royal » visible au musée du Quai Branly. La statuaire y apparaît différente de tout ce qui était produit par les ethnies vivant dans les villages.
Cet ancien royaume situé dans le sud-est du Nigeria a duré cinq siècles, du XVe au XIXe siècle, gouverné par des rois puissants et riches. Les artisans disposaient de grandes quantités de laiton et d’ivoire, deux matières très rares et coûteuses, car capables bien plus que le bois de défier le temps. Dans ce continent qui, faute d’écriture, paraît dépourvu d’histoire, les têtes des souverains, coulées en laiton, sans être des portraits, sont traitées avec réalisme et font référence à des personnages réels. Elles ont même permis d’établir une chronologie des rois, ceux que l’on appelait les Oba.

De l’ivoire en échange du laiton
Au XVIe  siècle, l’Oba de Bénin est connu des rois d’Europe et, depuis la première visite d’un Portugais en 1486, le commerce avec le Portugal est florissant. Chez les princes d’Europe, on apprécie pour les arts de la table de délicats objets sculptés en ivoire, et on aime le poivre qui relève le goût. En échange, le Bénin reçoit d’immenses quantités de manilles, monnaies portugaises en laiton, un métal cuivreux plus apprécié que l’or en Afrique.
Mais ensuite l’équilibre est rompu, l’Oba perd de son pouvoir, les Britanniques remplacent les Portugais dans le commerce. Quand Londres veut contraindre le Bénin à respecter certains contrats commerciaux, l’Oba tente de restaurer son royaume grâce à des rituels accompagnés de sacrifices humains.
Le drame final se produit en 1897. Un premier détachement de Britanniques subit des pertes. En représailles, les troupes britanniques attaquent massivement, le royaume est envahi, la ville de Bénin mise à sac. L’Oba vaincu est exilé. Sous la surveillance des Britanniques, les prestigieuses œuvres d’art du palais sont regroupées, expédiées à Londres, vendues. Elles seront achetées par des musées allemands et autrichiens grâce à la perspicacité de Félix von Luschan, conservateur à Berlin.

Meyer Laure

Du même auteur

185 articles ont été trouvés

 
Pages : 1 | 2 | 3 | 4 | 5
MOTEUR DE RECHERCHE
Retrouvez les archives de L'oeil depuis 2000

Tous les articles de plus de 3 mois sont consultables gratuitement
Revue :
Mots dans le titre :
Mots dans l'article :
Auteur :
Date de parution du :
au :
TOUTES LES EXPOSITIONS
PAR CRITERES

Titre
Du
Au
Ville
reset

PAR DATE
Ville

Inscrivez une ville
puis cliquez sur une date

Consultez gratuitement les archives de L'oeil et du JdAConsultez les archives sur artclair.comConsultez les archives du JdAConsultez les archives de L'oeil
DESSIN DE LA QUINZAINE
Plan du site | Flux RSS | Accesskey | Mentions Légales | © Artclair 2008 | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | S'abonner | Publicité