Aller directement au contenu

Accueil > L'Oeil > Archives > Steiner

Steiner

L'Oeil - n° 604 - Juillet - août 2008

Agrandissement Diminution Envoyer à un ami ajouter aux Favoris Imprimer

Une aventure mobilière française.

Que l’on ne se méprenne pas. Même si l’Autrichien Rudolf Steiner eut quelque élan d’architecte – comme en témoigne le monumental Goetheanum de Dornach, en Suisse –, le gourou de l’anthroposophie et de la bio-dynamie n’a, en revanche, jamais trempé dans le... design. Non, il s’agit bien, ici, du Français Charles Steiner qui, en 1926 à Paris, a fondé son entreprise de fabrication de mobilier.
Après ses premiers sièges, dans le style anglais, la firme s’oriente vers les fauteuils Club, aux proportions plus séduisantes. En 1946, à la mort du fondateur, Charles, c’est son fils Hugues, 20 ans à peine, qui reprend le flambeau jusqu’à la fin des années 1980, date à laquelle la société sera vendue au groupe Cauval Industries. Non seulement Hugues Steiner dessine lui-même des meubles, comme la fameuse gamme Bow Wood et sa structure en bois courbé à la vapeur, mais il n’hésite pas, entre les années 1950 et les années 1970, à faire appel à moult designers extérieurs.
Se distinguent d’abord des personnalités au faîte de leur époque : les René-Jean Caillette, Pierre Guariche, Étienne-Henri Martin, Pierre Paulin, Joseph-André Motte et autres Michel Mortier. Puis viendront les jeunes loups tels Pascal Mourgue, Claude Courtecuisse ou le Chinois Kwok Hoï Chan. Ce dernier deviendra le créateur fétiche de la marque. En témoignent la chaise Pussy Cat, le fauteuil Zen, la chauffeuse Limande et la chaise longue Alligator, qui se tortille comme un serpent.
À la fin des années 1970, la réputation de Steiner n’est plus à faire. Même le couturier Pierre Cardin viendra dessiner sa propre collection. Sa chauffeuse Trocadéro et sa méridienne Beaubourg, par exemple, marqueront les esprits. Certaines pièces sont, aujourd’hui, devenues des icônes. Ainsi en est-il du fauteuil Vampire et de la chaise Tulipe (Guariche), de la chaise Diamant (Caillette), du canapé Teckel (Mortier), ou encore, de la chauffeuse Kenya (Courtecuisse).
La vaste sélection de pièces rassemblées au musée d’Art contemporain à Marseille, dont les modèles phares, témoigne de la singulière modernité du plus ancien éditeur de meubles français.

Simenc Christian

« Steiner et l’aventure du design », musée d’Art contemporain, 69, avenue d’Haïfa, Marseille (13), tél. 04 91 25 01 07, jusqu’au 21 septembre 2008.

Du même auteur

292 articles ont été trouvés

 
Pages : 1 | 2 | 3 | 4 | 5
MOTEUR DE RECHERCHE
Retrouvez les archives de L'oeil depuis 2000

Tous les articles de plus de 3 mois sont consultables gratuitement
Revue :
Mots dans le titre :
Mots dans l'article :
Auteur :
Date de parution du :
au :
TOUTES LES EXPOSITIONS
PAR CRITERES

Titre
Du
Au
Ville
reset

PAR DATE
Ville

Inscrivez une ville
puis cliquez sur une date

Consultez gratuitement les archives de L'oeil et du JdAConsultez les archives sur artclair.comConsultez les archives du JdAConsultez les archives de L'oeil
DESSIN DE LA QUINZAINE
Plan du site | Flux RSS | Accesskey | Mentions Légales | © Artclair 2008 | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | S'abonner | Publicité