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L'Oeil - n° 601 - Avril 2008
Tiziana Biganti, directrice de la Galerie nationale
Questions à...
Quelle est la singularité de Pintoricchio par rapport à son grand rival, le Pérugin ?
Il s’agit de deux personnalités très différentes, qui utilisent chacune leur propre langage. Pintoricchio a toujours manifesté une attention beaucoup plus marquée aux détails. Sa formation de miniaturiste l’a habitué à la perfection du détail. Il s’agit également d’un artiste doué d’une très grande habileté technique, capable de traiter avec un égal talent des grandes surfaces, les fresques, avec une exécution rapide, comme des surfaces plus réduites.
A-t-il souffert du surnom de
« petit peintre » donné par Vasari ?
Oui, Pintoricchio était vraisemblablement de petite taille et n’était pas beau. Ce surnom lui a été donné pour le rendre manifestement inférieur. Vasari considérait que son
obsession du détail faisait de lui un artiste de l’ancien monde, de tradition gothique. Mais, hormis Vasari, il existe peu d’autres sources de connaissance de sa peinture.
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