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L'Oeil - n° 601 - Avril 2008
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Guy Tosatto, directeur du musée de Grenoble qui prévoit une exposition Richter en 2009
Questions à...
Tableaux politiques, portraits, paysages, peintures abstraites... quel est donc le fil conducteur de la démarche de Gerhard Richter ?
La peinture. Sous son apparente diversité, ce qui sous-tend tout ce travail, c’est une réflexion sur les possibilités de la peinture à la fin du xxe siècle et sa capacité à se confronter à la peinture historique, à l’histoire de la peinture.
Une facture tantôt lisse, tantôt expressionniste, tantôt hyper réalisante… Comment définiriez-vous le style de Richter ?
Pour moi, Richter réussit à peindre une théorie sans que ce soit une théorie peinte. Il ne cherche pas à créer un discours. Ce qui fait sa supériorité sur ses contemporains, c’est de parler de la peinture en tant que telle, en en faisant.
En quoi l’œuvre de Gerhard Richter est-elle exemplaire ?
Richter nous enseigne à voir la peinture ce qui est tout à fait différent de regarder la peinture.
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