Accueil > L'Oeil > La Vie du Christ, point d’orgue de l’exposition Nolde
L'Oeil - n° 606 - Octobre 2008
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Si l’exposition parisienne est un événement, la présence du fameux polyptyque en est incontestablement un autre. L’œuvre dépliée en neuf volets – dont un exceptionnel corps central – rejoue le modèle médiéval du retable en une puissante et tragique évocation de la vie du Christ. « En s’étayant mutuellement, s’enthousiasme Nolde, les tableaux devaient avoir ensemble un effet puissant, engendrer une image nourrie de sentiment religieux et de spiritualité. »
Les frontières de l’expressionnisme Jusqu’en 1911, le terme désignait bien davantage Braque, Van Dongen et Vlaminck que la fiévreuse génération allemande. Entre mésententes critiques, écarts chronologiques – architecture, cinéma et théâtre jouèrent la partition expressionniste bien après la peinture –, le corpus expressionniste reste curieusement encore mal balisé. Indiscutablement pluriel, il compte dans sa version extensive les précurseurs (Munch, Ensor, Van Gogh…), les acteurs et les suiveurs, jusqu’au seuil des années 1930. Die Brücke (1905-1913), fondé à Dresde par L. Kirchner, F. Bleyl, E. Heckel et K. Schmidt-Rottluff, brièvement rejoints par E. Nolde, O. Müller et M. Pechstein. Leur programme ? S’attaquer aux conventions picturales du moment, laisser libre cours à la spontanéité et à l’authenticité de l’impulsion créatrice. Der Blaue Reiter (1911-1915), fondé à Munich par Kandinsky et Franz Marc. Suivront Jawlensky, Munter, Maacke et Kubin. Mieux organisés mais sans dogme formel précis, ils vont promouvoir leurs messages par des publications et des expositions ouvertes à tous les artistes.
Comprendre... l'expressionnisme
Les frontières de l’expressionnisme
Jusqu’en 1911, le terme désignait bien davantage Braque, Van Dongen et Vlaminck que la fiévreuse génération allemande. Entre mésententes critiques, écarts chronologiques – architecture, cinéma et théâtre jouèrent la partition expressionniste bien après la peinture –, le corpus expressionniste reste curieusement encore mal balisé. Indiscutablement pluriel, il compte dans sa version extensive les précurseurs (Munch, Ensor, Van Gogh...), les acteurs et les suiveurs, jusqu’au seuil des années 1930.
Die Brücke (1905-1913), fondé à Dresde par L. Kirchner, F. Bleyl, E. Heckel et K. Schmidt-Rottluff, brièvement rejoints par E. Nolde, O. Müller et M. Pechstein. Leur programme ? S’attaquer aux conventions picturales du moment, laisser libre cours à la spontanéité et à l’authenticité de l’impulsion créatrice.
Der Blaue Reiter (1911-1915), fondé à Munich par Kandinsky et Franz Marc. Suivront Jawlensky, Munter, Maacke et Kubin. Mieux organisés mais sans dogme formel précis, ils vont promouvoir leurs messages par des publications et des expositions ouvertes à tous les artistes.
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